
« Emma, 8 ans, a fortement apprécié ses vacances et totalement oublié son agenda.
De retour de l'école la première semaine de septembre, tout ce qui lui semblait si simple avant l’été devient une montagne insurmontable : « Je ne veux pas faire mes devoirs, je suis fatiguée… ».
Ses parents, désemparés, se demandent comment renouer avec le travail scolaire.
Cette histoire vous parle ? Vous n’êtes pas seuls!! Plusieurs travaux de psychologie du développement montrent que la transition vacances → école expose les enfants à une forme d’anxiété liée aux devoirs et au retour à la structure scolaire.

Après les vacances, certains enfants expriment un véritable refus scolaire transitoire : ils ne veulent pas se mettre aux devoirs, rechignent à retourner en classe, se disent « trop fatigués » ou manifestent des plaintes physiques (maux de ventre, maux de tête).
Les recherches en psychologie du développement relient ces réactions à l’anxiété de séparation, à l’anticipation anxieuse face au retour des contraintes, ou encore à la difficulté à réintégrer une routine structurée .
Plusieurs études montrent aussi que ces périodes de transition s’accompagnent d’une hausse mesurable des symptômes d’anxiété et parfois de troubles de l’humeur chez les enfants et adolescents.
Ce phénomène n’est pas un signe de « paresse », mais bien une réaction adaptative du cerveau qui a besoin de temps pour passer d’un rythme libre (vacances) à un rythme contraint (école).
La recherche souligne le rôle essentiel des routines familiales pour restaurer le sentiment de sécurité chez l’enfant. En retissant progressivement les habitudes (coucher, lieu de travail, degré d’autonomie), on favorise la régulation émotionnelle, la confiance et la réduction du stress, mesurable par une baisse des niveaux de cortisol.

Continuer d'accueillir la résistance sans jugement
Comme dans « l’histoire d’Emma », accueillir l’émotion (fatigue, lenteur, tristesse) permet à l’enfant de se sentir entendu. Calmement lui dire « je comprends que ce soit difficile après ces semaines de vacances » active la coopération et apaise.
Recréer un rythme en douceur
Avant la rentrée scolaire, commencez par réintroduire progressivement : lever et coucher un peu plus tôt, un lieu d’étude confortable, un moment calme chaque soir.
Reformuler le premier contact avec les devoirs
Transformer “devoirs” en “petits défis du soir” ou “temps de retour au calme ensemble” : on désamorce la pression et on valorise l’accompagnement.
Petite victoire, grand effet
Proposer un mini-objectif : 10 minutes de lecture, un exercice simple, un quiz ludique… Puis marquer la réussite avec un geste positif (verbal, visuel, affectif). Cela recrée un sentiment de maîtrise et relance les circuits de la motivation.
Communiquer avec l’école
Informer l’enseignant de la situation permet d’ajuster les attentes, d’éviter la culpabilisation et de créer un partenariat binaire.
Emma a fini par faire ses « petits défis du soir ». 10 minutes de lecture, une mini devinette, des quiz et défis mathématiques... Progressivement, l’ambiance autour des devoirs s’est apaisée. Les larmes ont laissé place à une coopération tranquille.
Ce n’est pas magique, c’est humain… et c’est scientifique.
Notre regard change, leur motivation renaît.
Avec douceur, patience, structure et bienveillance, les devoirs refusés après les vacances deviendront une étape franchie.
Pour vous donner un coup de main concret, téléchargez ce PDF d’outils bienveillants pour accompagner ce moment de rentrée en confiance.

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